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L’industrie extractive malgache

Le sous-sol malgache contient de nombreux minéraux, répartis sur toute l’étendue du pays. Les premières substances à avoir attiré des investissements étrangers directs sont le nickel-cobalt (Projet Ambatovy, qui est près d’atteindre sa phase opérationnelle) et l’ilménite (QMM, en exploitation depuis 2009). Les perspectives pour les années à venir concernent l’exploitation du charbon, du minerai de fer et d’autres gisements d’ilménite.

Madagascar n’est pas encore un producteur de pétrole. Cependant, de nombreuses compagnies étrangères poursuivent actuellement des explorations et établissent des accords de partage de production et de joint-venture avec le gouvernement. Par ailleurs, en juin 2014, Madagascar Oil a procédé officiellement au lancement de la vente test de l’huile lourde obtenue à partir du projet pilote d’injection de vapeur (SFP) de Tsimiroro. Ce test s’étalera sur une période de six mois durant lesquels 55 000 à 73 000 barils d’huile lourde du périmètre contractuel Tsimiroro – Bloc 3104 seront écoulés sur le marché local.
Madagascar a délimité 20 blocs d’exploration pétrolière à terre, et 246 en mer.

Levée de la suspension de Madagascar à l’EITI

Madagascar a été accepté comme « Pays candidat à l’EITI » en février 2008, puis devenu « Pays Candidat Suspendu » en octobre 2011 pour cause de non reconnaissance, suite à la crise politique de 2009. Madagascar a pourtant continué à mettre en œuvre la norme EITI avec un Comité National dynamique et engagé, et a continué à bénéficier des missions de supervision du Secrétariat International EITI.

Étant donné l’accomplissement d’efforts importants en termes de sortie de crise, à savoir l’élection d’un nouveau Président de la République, la suspension de Madagascar a été levée le 06 juin 2014 dernier.

La mise en oeuvre actuelle

  • Les membres du Comité National EITI ont été renouvelés par l’Arrêté Gouvernemental N°5615/2013 du 15 mars 2013.
  • Le dernier rapport de réconciliation d’EITI Madagascar, publié au mois d’Octobre 2013 (couvrant l’année fiscale 2011) a tenu compte des nouveaux dispositifs préconisés par la Nouvelle Règle EITI (publiée lors de la Conférence Internationale de Sydney du 22 mai 2013), notamment la publication des procédures d’octroi de permis, la contribution du secteur extractif à l’économie, en termes fiscales, en termes de PIB, ou encore en termes d’exportations.
  • Le plan de travail 2014 a été adopté par le Comité National EITI le 15 janvier 2014. Celui-ci a été nominé en tant que « Meilleur pratique EITI en Afrique Francophone » lors de la réunion du Conseil d’administration de l’EITI International au mois de mars 2014.
  • Des accords de financement ont été ratifiés pour la mise en œuvre de ce plan de travail, notamment avec la Banque Africaine de Développement d’un montant de 480 000 USD, le PGDI d’un montant de 130 000 USD et le Trésor Public (Basket Fund). D’autres fonds sont en cours de déblocage dont celui du Multi-Donor Trust Fund EITI (géré par la Banque Mondiale) et d’autres donations des Organisations de la Société Civile.
  • M. LALAHARISAINA Joéli Valérien, Ministre auprès de la Présidence chargé des Ressources Stratégiques a été nommé Champion (Président) de l’EITI Madagascar par le Décret Présidentiel N°2014-805 du 19 juin 2014.
  • Le rapport de réconciliation EITI 2014 sera publié au mois de novembre et couvrira 97% des paiements significatifs reçus par l’État auprès du secteur extractif durant les deux années fiscales 2012-2013.